Nikko

Nous revoilà partis pour un autre road trip direction Hokkaido ! 

Autant vous dire que l’on a beaucoup de route pour rallier l’île nord du Japon. 

Notre première escale se fait proche de Nikko. Au programme : visite touristique et randonnée. 

Nous sommes donc allés en direction du Toshogu des Tokugawa. Puissante famille ayant dirigé le Japon durant des centaines d’années, les Tokugawa ont participé à l’unification du pays tel qu’on le connaît aujourd’hui. 

Le Toshogu est un magnifique temple, entouré de très beaux bâtiments, sous l’ombre d’arbres gigantesques. Le temps semblait figé dans le passé, malgré les touristes, les guides et les appareils photo. 

Suivant le flot, nous avons visité un petit temple perdu au bout d’un escalier de pierre, recouvert d’un duvet de mousse. La nature transforme petit à petit ce lieu, l’absorbant et donnant l’impression qu’elle est la créatrice de cette architecture. Un très beau moment un peu épuisant à force de monter les marches.

Poursuivant la visite du Toshogu, nous enlevons nos chaussures pour assister à une prière dans le temple principal. À genoux devant la prêtresse, nous suivons l’exemple de nos frères et soeurs de cultes, dans une incompréhension totale. Pas d’anglais dans cette partie plus pieuse que les autres.

Cependant, cela ne fut pas le cas partout. Dans la Chambre du Dragon qui pleure, nous sommes passés devant tout le monde pour avoir les meilleures places, sous l’insistance du moine. 

Le speech en anglais était simple : “no sound here, sound here, no sound here”.

Cette pièce a de nombreux intérêts, en dehors de son magnifique plafond où l’on admire la représentation sur fond jaune d’un dragon bleu qui pleure. Bien que la larme reste difficile à percevoir, l’acoustique de la salle laisse entendre le râle du dragon lorsque le moine tape dans ses claves. 

Après la visite des principaux bâtiments du Toshogu, nous flânons dans les chemins de pierres. Nous nous rendons à des chutes d’eau et d’autres petits temples reculés, dénués de la masse de touristes.

Le drame s’est produit si rapidement. Un pied mal assuré, une pierre humide de la rosée du matin et de la gravité… Vincent a chut sur le pavé. Claire, connue pour son sang-froid, n’a remarqué qu’à ce moment que les os du bras de Vincent sortaient autant au niveau des coudes. Elle voyait déjà les urgences japonaises emmener Vincent en chirurgie pour s’être cassé le bras. 

Rassurez-vous, rien que des bleus et des égratignures.

Après le soin apporté à Vincent : la faim s’est faite présente et pressante. Nous sommes allés manger des sobas dans un endroit un peu touristique et avons dégusté notre plat sur des tables basses, sans nos chaussures, sur des tatamis surélevés. 

Une expérience très sympa et délicieuse. 

La journée se finissant pour nous (15h) nous retournons à un autre camping gratuit, proche de notre randonnée du lendemain.

La randonnée (ou plutôt la petite marche touristique)

Nous nous rendons aux pieds des chutes d’eau de Ryuzu à l’ouest de Nikko. Pour nous y rendre, nous traversons une très belle forêt.

La marche commence avec des escaliers le long de la cascade.

Puis, nous suivons un chemin dans une végétation avec de grands arbres.

Un peu plus loin, encore changement de terrain, on passe dans des marais, sur des chemins de planches en bois.

Pour finir, on grimpe au côté des chutes de Yudaki pour finir par longer les rives du lac Yunoko.

Une randonnée avec très peu de dénivelé, longue de sept kilomètres mais avec des paysages incroyables.

Un très bon moment avec un temps agréable. Bien que nous n’ayons pas rencontré d’animaux sur notre passage malgré la présence signalée d’ours et de singes. 

Les marais de Senjogahara
Les marais de Senjogahara