Malgré la situation vis-à-vis du covid, nous continuons nos aventures. Point positif : les touristes sont rares et cela rend la vie bien plus simple. 

Nous faisons escale à Tokyo, rare lieu où l’état d’urgence est déclaré. Au Japon, aucune obligation mais des recommandations largement suivies par les habitants disciplinés, eux. Tout en essayant de limiter nos déplacements dans la capitale, nous retournons un jour dans notre ancien quartier. C’est ici que nous avons le mieux constaté le peu de monde dans la ville car nous avions une idée de “l’avant covid”. La gare d’Ikebukuro, l’une des 3 gares les plus fréquentées du monde, était presque vide (un jeudi en heure de pointe). 

La gare d'Ikebukuro, vide à cause du covid
La gare d’Ikebukuro, vide à cause du covid

Après ce bref passage dans la capitale, nous repartons à l’extérieur de cette zone en état d’urgence pour (re)retourner vers le Mont Fuji pour y voir les cerisiers en fleur. Nous nous arrêtons dans un parc, déjà vu dans un article précédent, pour y revoir les cerisiers en fleurs sous le soleil cette fois. Puis un second bref arrêt dans un parc en bordure de Tokyo avec vue sur le Mont Fuji. 

Nous commençons par le côté nord du Fuji, encore un peu tôt, mais déjà des fleurs embellissent les lieux. Nous séjournons à Fujiyoshida, notre point d’ancrage désormais habituel, au pied du mont Fuji. Le beau temps est au rendez-vous et nous pouvons donc admirer le mont Fuji dans toute sa splendeur. 

Souvenez-vous, nous étions allés voir la pagode Chureito peu de temps auparavant, l’une des vues les plus célèbres du mont Fuji. Cette fois-ci, c’est avec les cerisiers en fleur que nous voulons la voir. Levés de bonne heure nous marchons jusqu’au pied de la montagne sur laquelle elle se trouve… pour y découvrir des barrières indiquant une fermeture exceptionnelle en raison du coronavirus. Décidément, on ne réussira pas à voir cette pagode avec les cerisiers en fleur. 

Qu’à cela ne tienne, nous profitons de découvrir un nouveau onsen magnifique.

Comme les cerisiers ne sont qu’à leurs débuts de floraison dans ce coin, nous décidons de faire le tour du mont Fuji avant de rejoindre Tokyo pour y prendre notre avion pour Okinawa. En effet la partie sud du mont Fuji est déjà plus avancée dans la saison des sakura. 

Bien nous en a pris. Après avoir vu un autre des 5 lacs du mont Fuji, nous descendons vers Fujinomiya dans son sanctuaire shinto : le Fujisan Hongu Sengen Taisha. Les cerisiers y sont magnifiques. La vue sur le Mont Fuji amplifie son aura. Il s’agit du sanctuaire à la tête des sanctuaires Asama consacrés au dieu des volcans et du mont Fuji en particulier. Le sommet du mont Fuji est d’ailleurs considéré comme propriété du sanctuaire. 

Nous poursuivons notre route vers un autre spot célèbre pour les cerisiers en fleur. Dans la ville de Fuji au bord de la rivière Urui. Les couleurs sont sublimes. Entre bleu de l’eau, jaune des fleurs de la rivière, blanc des cerisiers en fleur et de la neige du mont Fuji. Magnifique. 

Pour bien terminer cette journée chargée et finir en beauté, nous nous dirigeons vers Hakone. Et plus précisément le village de Miyagi et sa rivière Haya. Nous devons y vendre quelques affaires et en profitons pour voir un nouveau lieu magnifique. Quelques pêcheurs dans une rivière bordée de somptueux cerisiers en fleur nous offrent une dernière vue des sakura. 

C’est sur cette belle vue que nous retournons vers la mégalopole de Tokyo pour 2 nuits avant de prendre l’avion en direction d’Okinawa, l’archipel d’îles paradisiaques du sud du Japon.