Après notre tour des quelques parcs où les cerisiers fleurissent, nous prenons la route en direction de Sendai.

Nous avions ouï dire, qu’un magnifique village de renards établissait ses quartiers dans les alentours de Sendai. Pensant que les renards évoluaient en liberté à la manière du sanctuaire des grues de Hokkaido, nous avions hâte d’y aller. Nous avons très vite déchanté… Déjà le terme “village” n’est pas approprié. C’est un zoo, tout simplement… Et pas l’un des plus agréables.

Sur le parking, devant l’entrée, on hésite très sérieusement à rebrousser chemin. Ne souhaitant pas juger trop vite, nous nous rendons à l’intérieur. L’accueil est au niveau de la boutique de souvenirs avec plein de renards en peluche tout mignons et le prix d’entrée est de 1000 yens (un peu moins de 9 euros).

On nous donne les règles de sécurité et nous voilà lâché dans le zoo. On commence très fort, des dizaines de cages, les unes sur les autres, dépassant rarement les 2 m², retiennent de nombreux renards captifs. Les visiteurs déambulent à travers ses cages, observant des renards d’une léthargie sans pareil, ne relevant même pas la présence des nouveaux visages. Au loin d’autres de leurs congénères poussent de longs cris stridents. 

On atteint des sommets lorsque nous tombons nez à museaux avec des renards dans des cabanes en bois, enchaînés. Leur utilité ? Ils sont à disposition des visiteurs qui ont payé un supplément pour pouvoir les caresser.

Et ceci n’était que la première partie… La deuxième partie est celle qui est mise en avant, la vie des renards en “liberté”. Entourée de nombreuses cages, plus grandes et plus remplies, cette zone est une plus grande cage où les visiteurs s’enferment avec les renards. Deux torii, 5 cabanes et la magie n’opère pas ici non plus. De nombreux renards semblent dégarnis et rachitiques, leur environnement n’est que poussière et gravier. Très peu d’herbe ou de verdure. 

Nous ne sommes même pas restés une demi-heure, l’odeur étant aussi très pestilentielle. D’autres animaux vivent aussi enfermés et l’endroit ressemble vraiment à un élevage en batterie. 

Nous repartons non pas déçus mais révoltés. Nous avons regardé les avis sur le lieu (on aurait dû le faire bien avant) et certains trouvaient cet endroit sympa ! D’autres étaient tout de même plus réalistes.

Nous entamons notre retour, vers notre Tokyo d’accueil, en faisant un crochet par Sendai. Après une brève visite d’un temple sur les hauteurs de la ville, nous nous dirigeons vers le centre-ville pour manger. Sur le chemin, nous sommes tombés sur un match de baseball de lycéen. Nous nous sommes arrêtés quelques instants afin de profiter du spectacle. Un excellent bol de ramen englouti dans un petit restaurant très sympa et nous reprenons déjà la route.

Sur notre chemin de retour, les giboulées nous ont surpris et permis de voir les cerisiers en fleur sous la neige.